POÈME ÉROTIQUE


Émilie-Anne, noirceur givrée de mon âme. Des rivières de songes s’écoulent de ta fente, Du plus haut des cieux, je me fonds à toi. Je vis en cet espace qu’on aperçoit avec la peau. Dans la chair pleine de cette jeune fille, je meurs. Planté en elle comme en un étang boueux d’odeurs fauves. Je me régale, comme aux meilleurs jours, de sa fleur. Chair d’orange en juillet, dans ma bouche, se liquéfie. Parfum de pleurs, liqueur d’orange délicieuse Qui tombe sur ma langue, gouttes apaisantes. Des rigoles de pleurs sur ses cuisses laiteuses Mes mains se nouent autour de sa taille cinglante. Cadenassé de désir sur le galbe de tes cuisses Mon crâne repose dans ton amour liquide Je bourgeonne et je fleuris, pur délice De ta fraîcheur d’amour, je suis avide Je fabule sur la douceur de ta peau, désir ardent. De ta croupe élevant l’amour a hauteur de privilège. Je désire toujours autant te croquer à pleine dent. Or, tu ruisselles sur ma peau ; par ce jouir, tu t’allèges Je scène, bercé, étourdi par le mouvant du monde qui cesse Autour de moi, plus rien, rien que toi, comme dans un rêve Durs d’orgasmes, me déleste d’une pluie blanche sur tes fesses. Emilie Anne, ta peau rougie des torrents chauds de ma sève. Mon membre s’agitant encore sur ton mont de Vénus, J’éjacule pour une cinquième fois dans ta bouche givrée.

Benoît Goyette

LA VIE


La vie est-elle tellement décevante qu'on doit vivre les mêmes déceptions encore et encore... comme si notre existence manquait de pellicules cinématographiques et qu'un dessinateur extérieur changeait les visages et les noms, mais nous obligeait à revivre le même scénario. La vérité n'a donc pas grand poids dans ce monde où il faut une foutue game de merdre pour ne pas heurter nos supérieurs (pas vraiment) ceux qui ont le pouvoir de nous faire taire afin de nous laisser vivre parce qu'ils contrôlent les moyens de production et que nous, nous vendons notre force de travail au plus offrant et souvent à rabais. Est-ce que c'est une plaisanterie métaphysique ou seulement Socioéconomique ? Il est temps de s'unir pour changer tout cela. Qu'est-ce que vous avez à perdre ? Vos pains et vos jeux... les petites distractions que l'élite et son système met devant vos yeux pour vous faire croire qu'en dehors de cette escroquerie, il n'y a rien. Ce n'est qu'un foutu décor de cinéma... et les acteurs ne doivent pas être des marionnettes avec leurs chaînes et qui se disent je suis quand même bien... de toute façon c'est la seule réalité possible... Ou tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (seul le maître peut prononcer ces paroles sans avoir l'air ridicule). Les médias et le pouvoir se sert des arabes pour en faire un épouvantail terroriste pour les moineaux crédules, mais, eux, n'ont pas eu peur de se tenir debout devant les systèmes dictatoriales. Alors que notre système canadien doit encore joué le jeu de la liberté démocratique, le gouvernement Harper ne cesse de sabrer dans les libertés individuelles. Bien sûr, ils ne sont pas rendus à empêcher le monde d'écrire sur les réseaux sociaux des commentaires négatifs sur leur gouvernance... mais ça viendra. Aucune liberté n'est donné... Elle est acquise au cours de chaudes luttes contre les autorités en place.


À la recherche du plaisir perdu

Il y avait, autrefois, pas très loin d'ici, un fifuit somptueux dont la saveur des fruits n'avait d'égal que la somptuosité de son gabarit. Plusieurs femmes aux pieds nus, le matin, à l'aube, venaient cueuillir les fruits pour le repas du matin. Cette nourriture suffisait à nourrir leurs maris et enfants jusqu'à repas du midi. Ce travail, elle l'accomplissait avec amour, un amour qui rendait les fruits encore plus délicieux qu'ils ne l'étaient vraiment. Elles les servaient avec autant d'amour et de sourire qu'elles les cueuillaient à leurs maris tout juste éveillés. Chaque mari rendait un sourire tout aussi éclatant à leurs somptueuses épouses et les enfants silencieux devant le spectacle de tendresse parentale mangeaient avec appétit ce fruit sucré et tendre. Et leurs tout jeune sens s'éveillaient sous l'assaut de la tendre sucrerie. Le matin de ces familles étaient toujours ensoleillé et plein de joie de vivre. Cette ville, Jéricho, ville sainte s'il en est une, rayonnait sous le soleil matinal et la bonté du coeur de ses habitants.

Cobat de coq


L'instinct mâle du combat pour la vie ou de la vie en tant que combat à gagner (mais toujours perdue d'avance en regard à l'issue inéluctable de toute existence) est difficile à sublimer en tendresse. La virilité(cette forme de combat du coq : faire le coq) perdue de l'homme le transforme en une masse informe et sans nom, sans désir, sans direction. Alors, il se cherche. Cette masse amorphe le laisse pantois... interrogatif... exclamatif... mais sans arriver à être déclaratif et à affirmer quoi que ce soit sur lui ou sur le monde qui soit pertinent, qui soit une piste pour le sortir de son trou à rat inconscient. IL vacille sous le poids de sa propre défaillance, des faiblesses constitutives qui fondent son être dans sa fragilité. Au fond de lui, elle se cache. Il ne peut la trouver qu'à forces d'efforts surhumains, s'arrachant à sa paresse naturelle... sa paresse essentielle... Tout corps inerte a tendance à le demeurer. Et demeuré il l'est. Dans sa course circulaire, sa course après sa queue, une queue de comète qui le rend dingue. Il se creuse. Il découvre les déchets de son âme, mais rien d'essentiel... de sensitivement vrai... de fondamentalement cru qui affirme le lui-même... la subtantifique moelle de son âme criblé de trous.


LA VIE


La vie est-elle tellement décevante qu'on doit vivre les mêmes déceptions encore et encore... comme si notre existence manquait de pellicules cinématographiques et qu'un dessinateur extérieur changeait les visages et les noms, mais nous obligeait à revivre le même scénario. La vérité n'a donc pas grand poids dans ce monde où il faut une foutue game de merdre pour ne pas heurter nos supérieurs (pas vraiment) ceux qui ont le pouvoir de nous faire taire afin de nous laisser vivre parce qu'ils contrôlent les moyens de production et que nous, nous vendons notre force de travail au plus offrant et souvent à rabais. Est-ce que c'est une plaisanterie métaphysique ou seulement Socioéconomique ? Il est temps de s'unir pour changer tout cela. Qu'est-ce que vous avez à perdre ? Vos pains et vos jeux... les petites distractions que l'élite et son système met devant vos yeux pour vous faire croire qu'en dehors de cette escroquerie, il n'y a rien. Ce n'est qu'un foutu décor de cinéma... et les acteurs ne doivent pas être des marionnettes avec leurs chaînes et qui se disent je suis quand même bien... de toute façon c'est la seule réalité possible... Ou tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (seul le maître peut prononcer ces paroles sans avoir l'air ridicule). Les médias et le pouvoir se sert des arabes pour en faire un épouvantail terroriste pour les moineaux crédules, mais, eux, n'ont pas eu peur de se tenir debout devant les systèmes dictatoriales. Alors que notre système canadien doit encore joué le jeu de la liberté démocratique, le gouvernement Harper ne cesse de sabrer dans les libertés individuelles. Bien sûr, ils ne sont pas rendus à empêcher le monde d'écrire sur les réseaux sociaux des commentaires négatifs sur leur gouvernance... mais ça viendra. Aucune liberté n'est donné... Elle est acquise au cours de chaudes luttes contre les autorités en place.



La nature


Que la nature est belle et intelligente! Il y a l'empreinte d'un créateur partout où on porte les yeux. Ne me parlez pas du hasard et des singes qui à force de taper à la machine à écrire finiraient par écrire l'oeuvre de Shakespeare.

Production ARGOWEB